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Lisbon Dance Summit 2026 : quand Lisbonne met les femmes au cœur de l’électro



Du 29 avril au 2 mai 2026, la capitale du Portugal accueille pour la première fois le Lisbon Dance Summit (LDS) — festival, conférence, espace de transmission. Parmi les voix attendues, plusieurs figures féminines font de cette première édition un événement à part entière pour toute celle qui vit et respire la musique électronique. Situé principalement à Casa Capitão, Hub Criativo de Beato, le LDS s’inspire du modèle de l’Amsterdam Dance Event (ADE). Pendant quatre jours, la ville accueille des conférences, des masterclasses, des panels sur l’IA, le droit d’auteur et l’économie de la nuit la journée. Et le soir des showcases exclusifs et des « Kiosk Sessions », événements pop-up dans les célèbres kiosques de Lisbonne, pour faire vibrer chaque quartier.

 
Le Lisbon Dance Summit a pour vocation de soutenir les talents émergents, renforcer les connexions entre la scène portugaise et l’industrie internationale, et offrir une plateforme concrète à celles et ceux qui font évoluer l’écosystème électronique mondial. Une vision qui résonne particulièrement avec les femmes qui œuvrent dans cette industrie — souvent en première ligne, encore trop rarement en tête d’affiche.
 

Pourquoi le LDS compte pour les femmes dans l’électro ?

 
La musique électronique reste un espace où les inégalités persistent. Peu de festivals affichent une parité réelle. Peu de conférences placent les femmes au cœur des panels de l’industrie. Le LDS fait les deux. Sur le plateau de speakers 2026, plusieurs femmes occupent une place centrale — non pas pour cocher des cases, mais parce que leur expertise et leur trajectoire parlent d’elles-mêmes.
 
Pendant des décennies, les statistiques de l’industrie électronique étaient sans appel : les line-ups de festivals et les postes de direction dans les labels stagnaient souvent sous la barre des 10 à 15% de représentation féminine.
 
Le LDS 2026 change la donne. En parcourant la liste des intervenants, on observe une réelle parité entre hommes et femmes, mais aussi une place centrale accordée aux minorités. Ce n’est plus une simple « touche de diversité », c’est une réorganisation structurelle de la parole. Pour un site dédié aux DJs femmes, c’est le signe que le plafond de verre commence enfin à se fissurer.


Les figures féminines à suivre au LDS 2026

 
Le sommet réunit des artistes et des décideuses qui redéfinissent les règles du jeu. Voici les portraits de celles qui vont marquer cette édition :
 
Anja Schneider : La Visionnaire
 
Véritable icône de la scène berlinoise, fondatrice du label Sous Music et ancienne figure de Mobilee, Anja est bien plus qu’une DJ. Elle sera présente pour partager son expérience sur la longévité de carrière et la gestion de label en toute indépendance. Un modèle de résilience pour toutes les productrices.
 
DJ, productrice, animatrice radio et boss de label, Anja Schneider est l’une des figures les plus influentes de la musique électronique underground depuis plus de vingt ans. Elle cofonde en 2005 Mobilee Records, l’un des labels les plus respectés de la scène underground, qui révèle notamment Maya Jane Coles, Nicole Moudaber ou encore Solomun. En 2017, elle tourne la page et lance Sous Music, un projet plus personnel, nommé en hommage à sa famille maternelle. En 2021, la Berlin Music Commission lui décerne un prix d’honneur pour son impact exceptionnel sur la scène musicale. Son émission radio Club Room dépasse les 300 épisodes. À Lisbonne, elle apporte avec elle deux décennies de transmission et de création.
 
Mariana Matos (She.Said.So Portugal) — La voix de l’industrie au féminin
 
Représentant l’antenne portugaise de She.Said.So (le réseau mondial des femmes dans l’industrie musicale), Mariana Matos sera l’une des voix clés du sommet. Elle interviendra sur les questions d’inclusion et sur la manière dont les plateformes collaboratives peuvent briser le plafond de verre dans les line-ups de festivals.
 
Mariana Matos représente au LDS la branche portugaise de She.Said.So, l’un des réseaux les plus influents pour les femmes dans l’industrie musicale mondiale. She.Said.So rassemble des femmes, des personnes non-conformistes de genre et leurs alliés dans tous les secteurs de l’industrie musicale — des labels aux agences de booking, en passant par les plateformes tech, les agences créatives et les artistes. Sa présence au LDS ancre l’événement dans une dynamique plus large : celle d’une industrie qui se réinvente, avec les femmes au cœur de cette transformation.
 
Juliet Fox : La Puissance Techno
 
Productrice prolifique et DJ au style percutant, Juliet Fox est l’exemple type de l’artiste qui a su dompter la technologie (notamment via ses sorties sur Drumcode). Elle animera une session sur la production technique, idéale pour celles qui veulent muscler leur sound design.
 
Née à Adelaide, en Australie, Juliet Fox grandit entourée de musique et découvre la house de Chicago et la techno de Detroit dès l’adolescence. Installée à Berlin, elle forge un son immédiatement reconnaissable : une techno hypnotique mêlant des vocaux trippants et des grooves raw des années 90, façonnée dans l’underground berlinois et perfectionnée sur des scènes du monde entier. Ses sorties sur Drumcode, Filth On Acid et Kraftek lui assurent une présence internationale, avec près de 8 millions de streams Spotify. Elle fonde également son propre label TREGAMBE, espace de liberté créative et de développement d’artistes. Au LDS, c’est une force de la nature qui monte en cabine.
 
Joyce Muniz : L’Énergie Hybride
 
Artiste d’origine brésilienne basée à Vienne, Joyce incarne parfaitement ce pont culturel que le LDS veut construire. Entre House, Nu-Disco et influences brésiliennes, elle est la preuve que l’identité culturelle est une force majeure dans le mix.
 
Née au Brésil et élevée à Vienne, DJ, productrice, chanteuse et animatrice radio, Joyce Muniz partage son temps entre Vienne — où elle anime une émission sur FM4 — et Berlin. Elle est la première femme à rejoindre le projet orchestral allemand Synth Live, portant un show électro-orchestral à travers tout le pays. Son album Zeitkapsel (2023) marque un tournant artistique majeur, accompagné du lancement de son propre label. Engagée pour la communauté, elle accompagne en tant que mentor et A&R guide Lady of the House Brazil, soutenant les femmes et les personnes non-binaires dans la production électronique. Une artiste en mouvement perpétuel, qui ne sépare jamais la création de l’engagement.
 
Katie Bain (Billboard) : La Voix des Médias
 
Directrice de Billboard Dance, Katie apportera un regard crucial sur la manière dont les DJs femmes peuvent améliorer leur visibilité médiatique à l’international. Un passage obligatoire pour comprendre comment « pitcher » son projet aux grands médias.
 
Gayance : La joie comme acte de résistance
 
Son nom dit tout. Gayance est un terme créole haïtien qui signifie la joie. Aïsha Vertus, alias Gayance, est une productrice et DJ canadienne d’origine haïtienne, née et élevée à Montréal. Ses sets traversent l’histoire noire mondiale — afro-latin jazz, sons caribéens vintage, électronique noire des deux côtés de l’Atlantique — délivrés avec une énergie inoubliable. Son album Mascarade est sélectionné pour le Polaris Music Prize 2023, l’équivalent canadien du Mercury Prize. En 2026, elle prépare la sortie de roaming, un mini-LP de sept titres sur le label londonien Tru Thoughts, explorant la solidarité et la communauté à travers des décennies de voyages. Fait notable : Gayance est aujourd’hui basée à Lisbonne. Le LDS, c’est aussi sa ville.
 
Annie Birkeland (Coalesce) — La bâtisseuse de ponts entre artistes et industrie
 
Annie Birkeland est la fondatrice de Coalesce, après une longue carrière dans l’industrie musicale internationale. Elle rejoint Ultra Music en 2017, crée la division marketing européenne, puis est promue Head of UK d’Ultra Records. Son parcours — des labels indépendants danois aux majors internationales — en fait une voix rare au croisement de la création artistique et du business musical. Au LDS, elle incarne la figure de la professionnelle qui ouvre des portes — pour les autres autant que pour elle-même.


Un somment historique pour les femmes ?

 
Le concept du LDS (proposé à la Casa Capitão) repose sur trois piliers qui servent directement la cause des femmes et des minorités dans l’électro :
 
La Visibilité de la Décision : Avec des intervenantes comme Katie Bain (Billboard) ou Meike Nolte (Beatport/Circulate), on voit des femmes aux postes de décision médiatique et de distribution.
 
La Sécurité et l’Éthique : Des panels dédiés à la sécurité des femmes en club et à la lutte contre les discriminations seront animés par des experts de la Clubcommission de Berlin.
 
Le Mentorat : Le sommet est conçu pour que les jeunes DJs femmes puissent échanger directement avec leurs aînées, créant ainsi un réseau de solidarité internationale.
 
 
80 intervenants de haut vol qui seront attendus pour la première édition (de A à Z) :

  • Abi Flynn
  • Alex Stein
  • Alfonsvs
  • Ana Fernandes (The Gnarly Queens)
  • Anja Schneider
  • Annie Birkeland (Coalesce)
  • Björt Sigfinnsdóttir
  • Branko (Buraka Som Sistema)
  • Carl Loben (DJ Mag)
  • Carlos Cardosa (Oxigénio)
  • Chris Goss (Hospital Records)
  • Damien Platt (Palms Management)
  • Dani Deahl (Bandlab)
  • David Castellani
  • David De Valera (Circulate)
  • David Serras Pereira (Unison)
  • De Carvallo
  • Dilen Magan (NADA 3.0)
  • Enrico Sangiuliano
  • Finlay Johnson (AFEM)
  • From House To Disco
  • Gary Smith (LDS)
  • Gayance
  • Inês Duarte
  • Jan-Willem Van de Ven (ADE – Amsterdam Dance Event)
  • Jay Pidgeon (Purple Wall)
  • Jesper Skibsby (LDS/WARM)
  • Joanne Cox-Brown (Night Time Economy)
  • Jordi Puy (Unison)
  • Jonathan Tavares (Agency 70210)
  • Joyce Muniz (LDS)
  • Juliet Fox
  • Joe Aboud (444 Sounds)
  • Katty Lange (Triangle Agency)
  • Katharin Ahrend (Clubcommission)
  • Katie Bain (Billboard)
  • KURA
  • Lena Obera (Wise Music Group)
  • Lorain de Silva (Best Nights VC)
  • Lutz Leichsenring (VibeLab)
  • Luna Semara
  • Mariana Matos (She.Said.So)
  • Martin Fuller (Trésor)
  • Mathew Daniel (Netease)
  • Mathew Jonson (Freedom Engine Academy)
  • Maximilien Jazani (Catalog Associates Limited)
  • Megan Venzin (Resin)
  • Meike Nolte (Circulate)
  • Mayan
  • Mitch Wade Cole (Business Techno Institute)
  • Michael Ritter (Proton)
  • Moullinex
  • Nandu
  • Nazen Carneiro (NZPR)
  • Neverstop
  • Nicole Erfurth (Berlin Worx)
  • Nox
  • OITO//OITO
  • Olivier Rosset (Sounds Like Now)
  • Patrice Bäumel
  • Padre Guilherme (Lux Aeterna Records)
  • Paul Wiltshire (Songtradr)
  • Pedro Gonzaga (Faina)
  • Ralph Boege (AI Exchange)
  • Rhys Baker (Tru Thoughts)
  • Roland Leesker (Get Physical)
  • Rosie Black (Distorted)
  • Sam Heerey (Double Six)
  • Sébastien Léger
  • Seb Martison (Milk & Honey)
  • Tiago de Brum Fontes (Ministerium)
  • Vallechi
  • Victor Ruiz
  • Wehbba
  • Yemu Xu (RaveDAO)
  • Yen Sung

 
 

Des partenaires qui font sens

 
Le Lisbon Dance Summit bénéficie du soutien de partenaires soigneusement choisis, représentatifs de l’écosystème de la musique électronique dans toute sa diversité avec Warn et SOMA en tant que partenaires financiers.
 

 
WARM Music est le partenaire fondateur de l’événement. Du côté des partenaires principaux, RaveDAO et PLVR apportent leur vision tournée vers les nouvelles technologies et le Web3. Parmi les partenaires de soutien, on retrouve des noms de référence dans le monde de la production musicale : Native Instruments et Ableton, deux outils incontournables de tout studio. L’AFEM, Association for Electronic Music, et l’agence de communication NZPR complètent ce tableau.
 

 
Sur le volet institutionnel, l’événement est ancré dans son territoire grâce au soutien de la Casa Capitão — le lieu hôte —, de l’Unicorn Factory Lisboa, dans le quartier de Beato, et de la Ville de Lisbonne elle-même. L’université danoise KUM participe également, témoignant de la dimension académique et internationale de l’événement.
 

Lisbonne, nouveau carrefour féminin de l’électronique mondiale ?

 
Ce n’est pas un hasard si le Lisbon Dance Summit choisit Lisbonne pour cette première édition. La capitale portugaise est devenue ces dernières années un pôle créatif intense, attirant artistes et professionnels du monde entier. Gayance y est installée. La scène locale fait émerger des talents aux influences multiples. Et le LDS vient cristalliser tout cela en un moment collectif, structuré, ouvert.
 
Pour toute celle qui suit la musique électronique — de la cabine au dancefloor, de la direction artistique aux coulisses des labels — le Lisbon Dance Summit est un rendez-vous à inscrire dans l’agenda sans hésiter.
 


À propos de Lisbon Dance Summit:

 
Le LDS est une conférence et un festival international de musique à Lisbonne, réunissant experts de l’industrie et artistes pour partager leurs connaissances sur la scène et la culture de la musique électronique, portugaise comme internationale.
 
À travers conférences, masterclasses et tables rondes, le LDS favorise des échanges fructueux entre la communauté musicale électronique portugaise et l’industrie musicale mondiale. Sa mission : soutenir le développement des talents, créer des opportunités au sein de l’écosystème électronique portugais, et donner aux artistes, managers, labels, salles de concert, promoteurs, clubs et fans les moyens de s’épanouir, grâce à un événement entièrement dédié aux échanges et à la collaboration.
 

Selon les fondateurs, la mission du LDS est de :
 
 
« soutenir le développement des talents grâce au networking et aux opportunités éducatives. La mission est de créer de nouvelles opportunités pour l’écosystème portugais de la musique électronique, en donnant plus de moyens aux artistes, managers, labels, lieux, promoteurs, clubs, professionnels et publics à travers une semaine dédiée à la musique électronique. »
 
 
À la tête de l’agence NZPR, Nazen Carneiro est une figure incontournable de l’industrie musicale mondiale. Son agence, sacrée « Meilleure agence de relations publiques spécialisée dans le divertissement » au Brésil en 2023, s’appuie sur un réseau d’experts allant du design au conseil juridique. Fort de plus de vingt ans de carrière, Nazen affiche un parcours complet : ancien entrepreneur dans les univers punk et dance, il a été rédacteur en chef de DJ Mag Brasil avant de fonder sa propre structure de management d’artistes.
 
Reconnu pour sa vision stratégique, il intervient régulièrement sur les plus grandes scènes professionnelles internationales :
 

  • ADE (Amsterdam) : Pour décrypter l’évolution du marché brésilien.
  • IMS Ibiza : Pour conseiller l’industrie sur les enjeux écologiques et sociaux (ESG) et l’après-pandémie.

 


Billetterie & infos (hors frais de location)

 

Achetez vos billets en ligne via le site officiel de Lisbon Dance Summit – www.lisbondancesummit.com

 
Date : Mercredi 29 & Jeudi 30 Avril + Vendredi 1 au Samedi 2 Mai 2026
Lieu : Casa Capitão – Rua do Grilo, 119 – Lisboa, Portugal
 
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